Réforme du collège

Mise en place de la réforme du collège pour le collège Michel Chasles rentrée 2016 : cliquez-ici

Présentation réalisée par les professeurs du collège Michel Chasles lors de la réunion du 6 octobre 2015 : cliquez-ici

Réforme du collège – Réunion publique le mardi 6 octobre 2015 à 20h

Les représentants des professeurs du collège Michel Chasles et les représentants de parents d’élèves PEEP Val Drouette et du conseil local FCPE vous convient à une réunion publique d’information sur la réforme du collège, le mardi 6 octobre 2015 à 20h salle Campanules aux Prairiales à Epernon.

Document de synthèse des impacts de la réforme du collège (rédigé par les professeurs du collège Michel Chasles) : cliquez-ici

27 septembre 2015 

Informations des professeurs du collège Michel Chasles :

En juin dernier, un sondage libre et anonyme au sein du collège Michel Chasles à révélé que 96% des personnels éducatifs étaient défavorables à la mise en place de LA réforme imposée par ce gouvernement. Nous avons donc décidé de vous faire part de nos inquiétudes et de vous transmettre quelques informations concernant cette réforme, affaiblissant le collège public actuel et ne répondant nullement aux besoins du terrain. Nous sommes tous conscient qu’une réforme est nécessaire mais pas celle-ci. Une réforme après une réelle concertation de toute la communauté éducative, pour répondre aux réelles difficultés de nos élèves.

Dans certains établissement des réunions d'information ont été organisées et à chaque fois la même réaction des parents: stupeur et indignation.

L’origine de cette réforme ?

- Un besoin de réformer initialement  justifié par nos politiques par la lecture de différents baromètres mesurant telle ou telle capacité chez nos élèves.  Sur les dernières décennies, ces résultats, particulièrement médiatisés, pointent du doigt la diminution des performances de nos petits français ainsi que leur recul dans les classements internationaux. Ces résultats sont interprétés, expliqués en ciblant les défaillances du système éducatif en place  mais omettant systématiquement de faire le parallèle avec la diminution des horaires disciplinaires ou l’augmentation des effectifs par classe. Il  y a plus de 10 ans déjà, l'OCDE expliquait qu'une dégradation du système éducatif public serait bénéfique au secteur privé de l'éducation vers lequel les plus aisés se tourneraient naturellement pour compenser la perte de qualité. Le marché de l’éducation et de l’enseignement représente une manne financière énorme, très convoitée. Voir le paragraphe 3 de ce lien (http://leruisseau.iguane.org/spip.php?article11)  ou voir directement les documents originaux proposés à partir du lien. L'une des pièces maitresses de cette orientation politico-économique semble être Alain charbonnier un statisticien qui, en dehors de sont cursus scolaire, n'a jamais mis les pieds dans une classe !

 - Le plus connu des outils utilisés sont les fameuses évaluations PISA, le baromètre de l’OCDE pour orienter les politiques éducatives de nombreux pays. A noter que cette même OCDE a développé de fructueux partenariats avec des compagnies qui vendent des programmes et des aides scolaires. En 2015, l’OCDE a choisi PEARSON, le plus grand éditeur mondial de manuels scolaires pour développer le test PISA dont vous trouverez une analyse en pièce jointe.

La réforme :

     - De nombreux points seront détaillés par la suite parmi les raisons de notre contestation mais voici, pour documentation, un site très complet qui présente de manière claire la réforme engagée.

     - Depuis son annonce puis son passage en force, cette réforme provoque de nombreuses inquiétudes voire de vives contestations de la part de nombreux intellectuels et de politiques de tous bords, de toutes couleurs. Après JP Chevènement, JM Ayrault, F. Bayrou, L. Ferry, M Onfray, Régis Debray, JP Le Goff, L. Lafforgue, A Finkielkraut et bien d'autres, il y a quelques semaines c'était au tour de l'académie française et de l'académie des sciences de communiquer leur opposition et d'alerter sur les dangers de cette réforme. Avant l’été, c'était au tour du journal Marianne de s'attaquer à cette réforme et de nous livrer leur analyse. Ces derniers jours, la parole était donnée à des professeurs pour exprimer leur rejet .

 Pour quelles raisons cette réforme représente-t-elle un affaiblissement du collège ?

 Raison n°1. La suppression des enseignements optionnels actuels tel que le latin, la section européenne, la section bi-langues et la découverte professionnelle 3H...

 L’argument avancé est que la réforme soit "égalitaire pour tous" sauf pour .... Les établissements internationaux ( La Celle-Saint-Cloud, Sèvres, Pecq, Buc, Saint-Germain-en-Laye, Rueil... ) ainsi que certaines sections telles que CHAM ou sections sportives. Extrait de la circulaire d'application :  "En ce qui concerne les classes à horaires aménagés (classes à horaires aménagés musique, danse et théâtre et sections sportives) ainsi que les sections internationales, les dispositions horaires restent identiques aux conditions actuelles." Jusqu'ici, on proposait dans de nombreux collèges des options qui permettaient aux élèves qui souhaitaient apprendre plus, quelques soit les revenus des parents. Le MEN parle "d'élitisme" concernant ces classes Euros ou bi-langues mais c'est lui qui l'a créé, puisqu'il a toujours refusé d'ouvrir d'autres classes (manque de moyen donné aux établissements).  Donc les pourcentages qu'il donne sont truqués... Les chiffres sont faibles parce qu'il les a voulus faibles...Pourquoi ne pas mettre des moyens pour élargir l’accès aux élèves désireux d’apprendre ? Demain, après la réforme, on supprime tout et on sert une soupe insipide à tous ! Mais ouf, une certaine élite ne sera pas concernée, ils ont leur marmite à eux ! Et, pas question de partager !

 Raison n°2. La baisse des horaires en français en 6ème !

La priorité des études au collège (et dans le primaire) devrait être la maîtrise de la langue française : "Les discussions autour de la réforme du collège et des programmes ne sont que du vent tant qu'on n'aura pas pris à bras-le-corps le seul problème qui compte et détermine tout le reste : la lecture, la grammaire, le vocabulaire et l'orthographe, l'expression écrite et orale (...) Défendons d'abord le français". Pierre Nora (historien, membre de l’académie française)

Les horaires d'enseignement consacrés au français dans l'enseignement primaire et au collège n'ont cessé de diminuer depuis des décennies... Alors qu’il est actuellement de 5H, avec la réforme cet horaire passera en 6ème : à 4h30. Mais ce n'est pas tout... 4h30 c'était encore trop ! Il faudra déduire de cet horaire une heure d'Accompagnement personnalisé AP dans la plupart des cas, car les 3 heures consacrées à l'Aide Personnalisée en 6ème sont à déduire des matières (alors qu'elles étaient ajoutées jusque-là). Un élève de 6ème pourra donc désormais avoir 3h30 de Français au lieu de 5... !!!!   Et l'on s'étonnera peut-être dans quelques années que les résultats soient un peu décevants ! ...

Raison n°3. L’accompagnement personnalisé « collectif » et inadapté !

Actuellement, l'accompagnement personnalisé  se fait en plus des heures d'enseignements et en effectif réduit (groupes de besoin en math, français). En 2016, les heures d'accompagnement personnalisées seront à prendre sur les horaires des matières (3 heures en 6ème !!! ). Peu de chance pour que cet AP se réalise en effectif réduit (la marge horaire ne sera pas suffisante) on risque fort de se retrouver avec des classes entières, pour faire de l'aide personnalisée !!! Jusque-là 2 heures étaient consacrées à l'AP et étaient ajoutées aux enseignements. En 6ème par exemple, on avait 25h de cours + 2h d'AP.
Désormais on aura 26h - 3h d'AP (à piocher sur les disciplines, selon les contraintes locales)...

Est-ce un gain ? Non, quand cette méthodologie est prise sur des enseignements fondamentaux comme les maths ou le français. Qui voudra au passage sacrifier une heure de cours ? Un PP de 6ème se verra-t-il imposer une heure d'AP ? Et quand il enseigne une matière comme l'EPS, la LV, l'art plastique ou la techno appréciera-t-il de voir son horaire disciplinaire baisser d'1 h00 ? On peut d'ailleurs se demander si les élèves de 6ème sont si égarés qu'ils ont tous besoin de 3h00 d'aide de ce type (principalement d'ordre méthodologique) dans leur emploi du temps ? Avec le système proposé, beaucoup d'enfants vont s'ennuyer et perdre leur temps... En réalité, les heures d'AP sont peu utiles pour 80% des collégiens et les 20% qui éprouvent de réelles difficultés n'auront pas d'aide vraiment individualisée (Bon courage pour différencier les contenus en fonction des besoins de chaque élève !).

Conclusion : un accompagnement personnalisé qui n'est pas vraiment personnalisé et qui est imposé uniformément à un public qui n'en a pas forcément besoin alors que des cours seront supprimés pour tous ! On s'étonnera ensuite que les fondamentaux en pâtissent...

Raison n°4.
Le massacre des 3èmes et l’ennui pour tous !

Tous les niveaux de classe, perdent des heures d'enseignement disciplinaire.
Mais c'est le niveau 3ème qui est le plus touché. C'est d'autant plus regrettable que le niveau 3ème est supposé préparer au travail plus intense du lycée.

 

Actuellement un élève de 3ème bénéficie de 28,5h de cours + des heures d'options (= 31h ou 32 h).Avec la réforme il aura 22h de cours + 4h d'AP-EPI :

     5 matières perdent immédiatement 0,5h (le français, les mathématiques, la LV2, la physique et la technologie) ce qui permet de passer à 26H... Mais auxquelles il faudra ensuite déduire 4h dans certaines matières. Ainsi, si un prof de français prend en charge l'AP ou un EPI d'une heure sur l'année, l'horaire actuel de 4,5h pourra être réduit à 3h de français + 1h d'AP ou EPI...

     A cela s'ajoute la suppression de toutes les options évoquées précédemment : (latin, bi-langue, euro, DP3...).

Eh bien tous ces élèves vont perdre entre 4,5H et 5,5H d'enseignement par semaine et pouvoir désormais s'ennuyer dans la cour ou dans des permanences surchargées au lieu de travailler, d'apprendre et de progresser. Un collège donc de l'ennui, de l'oisiveté où les plus motivés sont condamnés à tourner en rond pendant des heures. Quant aux horaires consacrés aux enseignements disciplinaires, ils sont en baisse significative à un moment où on devrait travailler à leur consolidation pour le lycée. Mais rassurons-nous, comme nous l'avons indiqué en 1, les véritables élites, elles pourront conserver leurs options !

Raison n°5. L’interdisciplinarité à la place des enseignements disciplinaires...
L’interdisciplinarité a déjà été pratiquée au collège et ce n'est guère nouveau (itinéraires de découverte, parcours diversifiés). Cela se déroulait en plus du volume horaire disciplinaire. Cela fonctionne mieux en petits groupes et en effectifs réduits. Ce qui n'est pas prévu dans les dispositifs actuels puisque nous devrons fonctionner en classe entière.  si si !!!

 Faire de l'Interdisciplinaire à la place des enseignements fondamentaux au collège est une absurdité ! Les EPI, dans leur fond, ne sont pas des horreurs. C'est leur mise en pratique qui les rend caduques. Tous les gens raisonnables le disent : au collège les enfants ont besoin de consolider leurs connaissances des fondamentaux. Cette réforme propose d'amputer les matières pour faire travailler sur des projets qui ne peuvent remplacer des heures d'enseignement structuré. Considérer que cela sera la solution à tous les problèmes est une deuxième erreur et une entourloupe majeure.

L'Académie Française a bien pointé le problème:

" L’Académie déplore que l’ensemble de la réforme repose sur deux principes implicites : l’affaiblissement des disciplines fondamentales et le bouleversement du calendrier d’acquisition « des connaissances et des compétences », c’est-à-dire leur remplacement au profit de thématiques interdisciplinaires. Les projets posent en fait le principe d’un effacement des disciplines traditionnelles au profit de « thématiques interdisciplinaires », dont l’objet est le plus souvent ponctuel, dicté par l’actualité ou directement appelé par l’environnement immédiat des élèves. La confrontation des disciplines, couramment pratiquée depuis des décennies, s’avère assurément féconde. Mais les « enseignements pratiques interdisciplinaires » (E.P.I.) ne se développeront nécessairement qu’au détriment des disciplines qu’ils prétendent fédérer, seules à même de transmettre les savoirs fondamentaux qui manquent à tant de collégiens. Comment les élèves pourraient-ils construire par eux-mêmes un savoir à partir des approches « transversales et plurielles », caractéristiques de ce type d’enseignement, s’ils ne disposent pas de la formation élémentaire, reposant sur des bases solides dans les disciplines fondamentales, qui fait aujourd’hui défaut à un trop grand nombre d’entre eux au sortir de l’enseignement primaire? À trop privilégier la « transversalité », on risque de favoriser une dispersion des savoirs, une fragmentation des contenus préjudiciable aux élèves en difficulté, et de retarder la consolidation des acquis de base, qui ne peut être obtenue que par la transmission de savoirs objectifs et mesurables."

Même les spécialistes de l'interdisciplinaire (interrogés par Louise Tourret) le disent : "cela conduit à une maîtrise plus faible des savoirs et ce n'est pas une priorité au collège" : "l'interdisciplinarité n'aurait de sens que si les savoirs disciplinaires étaient correctement maîtrisés", ce qui n'est pas le cas. Il s'agit donc d'une erreur fondamentale et essentielle de méthode. Comme le dit la spécialiste Christodoulou, "Le problème de l'interdisciplinarité, c'est qu'elle confond les objectifs et les méthodes. L'objectif de l'éducation, c'est de donner les moyens à l'élève d'appréhender le monde dans sa globalité: l'interdisciplinarité est la fin de l'éducation, pas sa méthode. Faire des «projets» sans fin, ce n'est pas une bonne manière d'enseigner, parce qu'ils impliquent trop d'informations, qui surchargent et saturent la mémoire de travail.

D'autre part, des recherches ont démontré que les meilleurs élèves tirent un avantage supplémentaire de ce genre de dispositif. Les entrées par thème favorisent les élèves qui savent construire un texte ou une réflexion en cherchant dans différents domaines. Ils naviguent entre les savoirs. C’est une tâche sophistiquée qui laisse les plus faibles sur le bord de la route. Avec la généralisation de telles méthodes les écarts vont se creuser.» «On risque de rendre l’enseignement plus superficiel, c’est un danger…» (Elisabeth Bauthier, chercheuse au laboratoire Escol)

Raison n°6.  "La réforme maintient l’ensemble des horaires disciplinaires " : FAUX !!!

Sur le site du gouvernement on trouve cette précision : "La réforme maintient l'ensemble des horaires disciplinaires et prévoit des temps d'accompagnement personnalisé pour s'assurer que chaque élève maîtrise les savoirs fondamentaux". Nous avons déjà parlé de cet accompagnement personnalisé fort problématique... Examinons tranquillement les chiffres et l'affirmation de départ (la réforme maintient les horaires disciplinaires) :

- En 6ème un élève avait 25h de cours + 2h d'ATPE (Accompagnement Personnalisé)
Avec la réforme il aura 26h de cours (+ 1h dans le pôle scientifique Techno/ SVT/ Physique). Mais il faudra prendre 3h d'AP sur les enseignements disciplinaires. Cet AP n'est pas consacré à l'enseignement disciplinaire normalement.    Résultat 2h de cours disciplinaires en moins !

En 5ème ont actuellement 23,5 h de cours (sans le latin): Ils vont passer à 26h grâce à la LV2. (+2,5h). Mais il faut soustraire 4h (AP et EPI) et ils passent à 22h + 4h. Considérons la répartition la plus raisonnable 1h d'AP pour 3h d'EPI et soyons généreux : comptons les EPI comme des enseignements disciplinaires (même si, leur efficacité est largement remise en question). Par rapport à maintenant, un élève de 5ème gagne 1,5h.

En 4ème un élève a actuellement 26,5h de cours (+ options éventuellement à 2h ou à 3h). Avec la réforme il aura 22h + 4h d'EPI-AP. Si l'on soustrait l'AP, les élèves de 4ème perdent 1,5 h de cours disciplinaire.

En 3ème un élève a actuellement 28,5 h de cours (hors options). En 2016 il aura 22h + 4h. Soit si l'on soustrait simplement l'AP des horaires disciplinaires, un volume de 3,5h de cours disciplinaire en moins.

Est-il vraiment utile de faire les comptes ? Au minimum, un élève de collège perdra, avec la réforme, 5h par semaines au collège sur 36 semaines  soit  180h de cours disciplinaires... Sans compter les options...

Si l'on considère que les EPI ne sont pas des heures d'enseignement disciplinaire et qu'on y apprend moins les fondamentaux le calcul est encore bien plus défavorable. Sur ce sujet... même Libération qui est devenu un journal de propagande pour cette réforme a été obligé de rectifier... Alors qui fait de l'Intox ?

 

Raison n°7.  L’absence d’aide ciblée pour les élèves en grande difficulté...

Selon des statistiques, confortées par les observations de terrain, 20% à 30% des élèves arrivent au collège avec des difficultés importantes en français ou en maths. À l'heure actuelle nous disposons donc de 2h d'AP et d'une possibilité supplémentaire variable selon les établissements : d'accompagnement éducatif qui peut s'adresser à ces élèves et leur fournir une aide en petits groupes. S'il est une idée qui semble intéressante à retenir de l'exemple finlandais c'est dans le domaine de l'aide aux élèves en difficulté. Une aide individualisée avec du personnel pour suivre les élèves en difficulté.

Pour Nathalie Bulle, l'essentiel se joue très tôt, par une lutte efficace contre l'échec scolaire des très jeunes. Des enseignants spécialisés interviennent dès les premières difficultés, une aide qui concerne 30% des élèves de façon ponctuelle et 8% de façon permanente. Cet effort éloigne la Finlande des systèmes indifférenciés (type collège unique) puisque les élèves n'y reçoivent pas tous le même enseignement, avec pour conséquence des classes de niveau.

Que propose la réforme pour les élèves en grande difficulté... Une heure d'AP en plus en classe entière, le plus souvent, pour les 6èmes. Et la suppression de l'Accompagnement Educatif pour 85% des collèges, moins d'heures de cours en français et en maths... Pense-t-on vraiment que les élèves en grande difficulté vont s'en sortir avec cela ? Ce n'est pas très sérieux... Et révélateur d'une réforme qui ne distingue pas mais veut égaliser partout, sans tenir compte des difficultés des uns, des curiosités et des facilités de beaucoup d'autres.
Pour les plus faibles, il faudra désormais chercher le soutien en dehors du collège...

Raison n°7.  Des programmes par cycle et une inégalité de l’enseignement sur le territoire national.

Un enseignement organisé avec des programmes globalisés sur 3 ans !  Les programmes ne sont plus annuels :  CM1, CM2, 6ème = CYCLE 3 et 5ème, 4ème, 3ème = CYCLE 4

Conséquence possible : En cycle 3, un professeur des écoles considère que c'est au collège qu'on doit apprendre à poser une division. Il ne l’enseigne pas à ses élèves. Pendant ce temps, un professeur de 6e considère que cela doit avoir été fait à l'école primaire. Il ne l’étudie pas non plus. Résultat, Les élèves n'apprendront jamais à poser une division ! Et ceci est valable pour n’importe quel point du programme de n’importe quelle matière !

De nombreux temps d'échange et de concertation avec les professeurs des écoles des écoles primaires du secteur seront nécessaires pour élaborer ensemble les contenus d'enseignement en français, mathématiques mais aussi dans les autres disciplines...

Enfin, ces contenus pourront être différents d'un collège à un autre puisque cette réforme prévoit que 20% des enseignements pourront être modulés localement. D’un collège à l’autre ce sera différent.  Un nombre d’heures par matières différent d’un établissement à un autre.

Quelles conséquences cela aura lorsqu’un élève sera amené à changer d’établissement, aussi bien d’école que de collège ?


Encore nombreuses pourraient être les raisons à évoquer mais nous allons nous arrêter sur ces sept principales et suffisamment consternantes. Elles suffisent à exprimer notre incompréhension, nos inquiétudes face à la régression et au danger que représente cette réforme pour nos élèves. Une manifestation citoyenne est prévue le samedi 10 octobre pour dénoncer cette réforme et contraindre ce gouvernement à enfin écouter et à faire de nouvelles propositions dans l’intérêt des élèves.

Pour nos élèves, pour nos enfants, nous espérons que vous serez  à nos côtés pour la

MANIFESTATION NATIONALE DU SAMEDI 10 OCTOBRE 2015

 

16 septembre 2015

Les points clés et le texte complet de la réforme du collège (application à la rentrée scolaire 2016) :
http://www.education.gouv.fr/…/mieux-apprendre-pour-mieux-r…

Positions des principales associations de parents d’élèves :

Fédération des conseils de parents d'élèves de l'enseignement public (FCPE) :
http://www.fcpe.asso.fr/…/1417-reforme-du-college-en-finir-…

Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) :
http://peep.asso.fr/…/reforme-du-college-la-peep-n-est-pas…/

Union nationale des associations autonomes de parents d’élèves (UNAAPE) :
http://aipe-triel-sur-seine.asso-web.com/actualite-187-comm…

Seules la PEEP et l’UNAAPE ne sont pas favorables à l’application de cette réforme.

Concrètement, pour le collège Michel Chasles, cela signifie :
- Suppression la classe bi-langues allemand-anglais en 6ème
- Suppression de l’enseignement du latin
- Suppression de l’option « Découverte Professionnelle » en 3ème
- Suppression des sections européennes en 4ème et 3ème

La PEEP Val Drouette confirme son opposition à la mise en place de cette réforme, et soutient les professeurs qui seront en grève ce jeudi 17/9/15 pour demander l’abrogation de cette réforme.

 

9 juin 2015

Réforme du collège : la PEEP Val Drouette soutient les professeurs qui demandent l’abrogation de cette réforme .

Conséquences de la mise en place de cette réforme pour le collège Michel Chasles :
- suppression des classes bilangues dès la 6ème
- suppression de l’enseignement du latin
- suppression de l’option « Découverte Professionnelle » en 3ème
- suppression des sections européennes en 4ème et 3ème
- et d’autres conséquences à évaluer…

 Une journée de grève des professeurs est prévue ce jeudi 11 juin.

La PEEP s’oppose à la mise en place de cette réforme en l’état :
http://peep.asso.fr/…/les-parents-peep-s-expriment-sur-la-…/